Faire le miroir

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Ce texte est tiré du livre; "Ecoute ton corps, encore!", de Lise Bourbeau.

 

Il y a de cela deux mille ans, Jésus voulait nous instruire sur la notion du miroir en disant: "Tu vois la paille dans l'oeil de ton frère, mais tu ne vois pas la poutre dans le tien."  Il nous dit que ce que nous voyons chez les autres est encore plus prononcé chez soi.

Nous jugeons les autres selon ce que nous sommes et que nous devenons ce que nous jugeons. Par conséquent, il est possible de devenir conscients de ce que nous sommes en demeurant alerte face aux jugements que nous portons envers les autres.

Avant de pouvoir transformer quoi que ce soit chez toi, tu dois en devenir conscient car tu dois d'abord constater que cela t'appartient. Dès que tu accepteras l'idée que tout ce qui vit à l'extérieur de toi est un reflet de ce qui se passe à l'intérieur de toi-même et que ce que tu vois chez l'autre est un reflet de toi-même, ta vision de la vie changera complètement.

Imagine-toi maintenant devant un vrai miroir. Tu te regarde; l'image reflétée ne peut être que la tienne. Si tu constates un détail que tu n'aimes pas, comme un corps qui grossit ou un problème de peau, l'attitude de te choquer contre le miroir, de le casser ou de le donner, ne changera strictement rien à la situation. Je suis persuadée que tu trouverais idiot d'agier ainsi, puisque ce n'est pas le miroir mais bien toi qui es ce que tu vois.

Il est préférable d'accepter ce que tu constates. La réaction typique de la plupart des humains est de vouloir changer la personne qu'ils voient et cette attitude est exactement la même que celle de vouloir changer le miroir. Quand tu te  regardes dans le miroir , celui-ci reflète chacune des parties de ton corps, même celles que tu n'aimes pas voir  ou que tu n'acceptes pas. Tu n'acceptes pas une partie de toi quand tu voudrais t'en défaire ou la remplacer par une partie qui te plairait davantage.

Par exemple, si tu considères que ton ventre est trop gros et que tu ne l'accepte pas ainsi, il te dérangera de plus en plus à chaque fois que tu le regarderas dans un miroir. Tu dois te rendre à l'évidence que moins tu l'acceptes, plus il te paraît gros! Pourquoi? Parce que toute transformation durable ne peut s'effectuer sans amour. Moins tu acceptes quelqu'un et plus ce dernier s'accroche.

As-tu déjà remarqué le comportement d'un enfant qui est rejeté sans cesse par ses parents? Il devient de plus en plus agité, turbulent, dérangeant. Il exige de plus en plus d'attention car il ne peut tolérer de se faire rejeter ainsi. Le rejet est contraire aux lois naturelles de l'amour.

Pareillement, plus tu rejettes une partie de toi, que ce soit au niveau physique ou au niveau d'une attitude intérieure, plus cette partie exige ton attention en prenant plus d'ampleur et d'importance.  Elle cherche à être reconnue; elle veut une place. Lorsqu'elle est acceptée, elle cesse de vouloir prendre toute place.

Cette méthode est donc exellente pour t'aider à devenir plus conscient de ce qui est accepté en toi et de ce qui ne l'est pas. Je te suggère cependant de faire le miroir pour découvrir les parties en toi qui te font adopter certains comportements. Etant donné que nous sommes sur Terre pour vivre des expériences tout en reconnaissant qui nous sommes, il va sans dire que nous aurons atteint notre but terrestre quand nous serons capables d'accepter chacune des différentes façons que nous avons de nous exprimer. Pour y arriver, tu dois avant tout te regarder, constater qui tu es, observer tes comportements et te donner droit d'être tel que tu es.

Quand tu observes quelqu'un d'autre et que son comportement te dérange, ta réaction confirme que lorsque tu agis ainsi toi-même, ton comportement te dérange, donc que tu ne l'acceptes pas ainsi.

L'Univers s'occupe sans cesse de t'envoyer tes propres reflets, en utilisant principalement les personnes qui te sont proches.

Nos meilleurs miroirs sont nos enfants. Si tu as des enfants, je te suggère fortement de les utiliser comme miroir, dès leur tendre enfance. En effet, avant l'âge de sept ans, l'enfant passe une bonne partie de son temps à imiter ces parents, surtout celui du même sexe que le sien. Par exemple, le père constitue le premier modèle d'un petit garçon pour devenir un homme sur la planète Terre. Il en est de même pour la petite fille avec sa mère. On constate davantage de conflits entre le parent et l'enfant du même sexe car ils sont très souvent le miroir l'un de l'autre.

De jour en jour, l'enfant reflète au parent les comportements qui ne sont pas encore acceptés en lui. Quand tu éprouves de la difficulté à accepter un certain comportement, c'est parce qu'à un moment donné tu as appris qu'un tel comportement était inacceptable ou "mal"; tu en as alors décidé ainsi en fonction de l'éducation reçue de tes parents ou des exemples dont tu as été témoin.

Au moment où tu te rends compte que tu agis selon un comportement que tu as jugé comme étant mal, pas correct ou honteux, tu ne t'acceptes sûrement pas. Pire encore, si tu considères ce comportement tout à fait inacceptable, tu peux aller jusqu'à te priver d'agir ainsi pour te faire croire que tu n'es pas comme ça! Si tu es du genre à te contrôler ainsi et à ne pas te permettre le comportement en question, il est sûr qu'il te sera beaucoup plus difficile de reconnaître que tu agis comme la personne que tu juges.

Je te suggère fortement d'utiliser la technique du miroir le plus souvent possible dans ta vie. Cependant, cette approche n'est pas facile pour l'égo bien qu'elle s'avère très efficace pour le remettre à sa place.

Observe, sans juger, une personne de ton entourage qui critique quelqu'un d'autre. Si elle critique quelqu'un qui manque de respect, observe bien son comportement. Tu t'apercevras à coup sûr qu'elle même manque de respect envers d'autres personnes. Elle peut interrompre quelqu'un quand il parle, donner un conseil à quelqu'un sans qu'il le lui ait demandé. Bref, elle a sa façon à elle de manquer de respect. Elle ne le fait pas nécessairement de la même façon que ceux qu'elle critique, mais elle sera jugée à son tour comme quelqu'un manquant de respect.

Si tu demandes à cette personne: "Selon toi, est-ce que tu manques parfois de respect envers les autres?", elle te répondra presqu'à coup sûr: "Non! Cela me dérange tellement quand les gens manquent de respect que j'y fais très attention. Je ne manque jamais de respect ." Si tu lui dis: "Un peu plus tôt, j'ai observé que pendant qu'une personne te parlait, tu l'as interrompue à plusieurs reprises. Considères-tu ce geste comme un manque de respect ou non?" Elle qualifiera son comportement autrement, enn disant probablement: " Non, je ne lui ai pas manqué de respect. Je voulais simplement l'aider. Je l'ai interrompue car j'avais peur d'oublier ce que j'avais à lui dire et il était important qu'elle le sache."

Nous agissons tous ainsi. Nous désirons tellement éviter d'avoir le comportement que nous critiquons que nous considérons et décrivons ce même comportement de façon différente quand il s'agit de nous-même.

Fais-tu partie des nombreuses personnes qui ne peuvent tolérer qu'on leur mente? En t'observant de plus près, tu t'apercevras qu'il t'arrive souvent de ne pas vraiment dire la vérité. Si quelqu'un te fait remarquer: "Quand tu as dit telle chose, était-ce vraiment ce que tu pensais?", tu répondras probablement: "Non, mais j'aurais été impoli en disant ce que je pensais réellement. J'aurais bléssé mon ami si je lui avais dit la vérité. Je n'ai pas menti: j'ai seulement fait attention à ses sentiments." Nous trouvons tous mille et une excuses pour justifier notre comportement, pour ne pas reconnaître que nous agissons de façon identique au comportement que nous critiquons chez l'autre.

A chaque fois que tu t'entends critiquer ou juger quelqu'un en terme de bien ou de mal, correct ou pas correct, que ce soit en paroles ou en pensées, utilise ce moyen extraordinaire. Arrête-toi et demande-toi: "Est-ce qu'il se pourrait que moi aussi j'adopte parfois ce comportement?" Si tu es une personne ouverte et décidée de te prendre en mains et te connaître davantage, tu te reconnaîtras très vite.

Pour arriver à t'accepter ainsi et te donner le droit d'avoir un certain comportement, tu dois d'abord analyser la motivation soutenant ce comportement. Revenons à l'exemple du mensonge. Quand tu mens, quand tu déformes ou exagères un peu la vérité, deviens conscient que lorsque tu le fais, tu as généralement une bonne intention. C'est souvent pour ne pas déplaire ou par peur d'être pris en défaut, d'être disputé, etc. Derrière un mensonge, se cache toujours une peur. Quand tu deviens conscient de ta motivation, il est beaucoup plus facile par la suite de reconnaître que lorsque les autres mentent, déforment ou exagèrent la réalité, c'est aussi parce qu'ils ont peur. C'est ainsi que tu développes davantage de compassion envers-toi même et les autres.

La prochaine étape consiste à te donner le droit d'agir ainsi au lieu de te dire: "A l'avenir, je dois faire attention de ne plus mentir." Le fait de devenir conscient que toi aussi tu mens parfois te permet de voir ta peur derrière ces mensonges. Mais cette prise de conscience ne doit pas être faite dans le but de te changer. Une personne qui veut se changer n'y arrive pas.

L'attitude de vouloir se changer parce que nous jugeons que tel comportement est mal ne donne aucun résultat.

Cette attitude nous garde plutôt prisonnière de ce même comportement. Le seul moyen que je connaisse et qui amène une transformation réelle, sans devoir se contrôler, est celui de se donner le droit d'être tels que nous sommes présentement tout en ayant davantage de compasion pour soi. C'est de voir qu'au fond, on n'est pas une mauvaise personne pour autant parce qu'on agit de la sorte. C'est suite à cette  acceptation que la transformation commence à se faire sentir graduellement.

Donc, la prochaine fois que tu te surprendras à mentir, exagèrer ou déformer la réalité, dirige ton attention tout de suite vers la peur derrière le mensonge et dis-toi: "Je contatse que j'ai encore peur." Donne-toi le droit d'avoir peur. Il est même possible qu'à ce moment, tu sois capable de te reprendre en mentionnant à l'autre personne: "Ce que je viens de te mentionner n'est pas l'exacte vérité. J'avais peur de te le dire." Si tu ne peux te reprendre à l'instant même, c'est bien aussi. Tu le feras quand tu te sentiras prêt.

Cette approche aide aussi à mieux comprendre l'expression disant que les contraires s'attirent. Ceux qui font le miroir s'aperçoivent que les personnes formant un couple ne sont pas contraires l'une de l'autre.Les deux ont le même fond, quoique l'exprimant de façon différente. Ils semblent contraires l'un de l'autre. Cependant les deux "font du contrôle" et ne sont pas véritablement eux-mêmes.

Voici d'ailleurs l'exemple d'un cas souvent rencontré. A l'intérieur d'un couple, madame dépense beaucoup trop alors que monsieur s'avère économe. Ce dernier tente de convaincre madame de dépenser d'une façon moins futile. Ils semblent être contraires tous les deux, alors qu'au fond, ils cachent la même insécurité financière.

Pour cacher son insécurité, madame ne se permet pas d'adopter un comportement laissant paraître son insécurité. Ne voulant pas admettre cet état de fait, elle agit comme si l'insécurité n'existait pas pour elle. Elle dépense de façon importante pour elle-même ou pour la famille et souvent pour des choses qui sont parfaitement inutiles. Quand à monsieur, son insécurité fait de lui un être trop raisonnable, trop prudent. Il se contrôle et ne se premet pas de se payer de petites douceurs.

Comme tu peux le constater, tous les deux ressentent de l'insécurité mais l'expriment de façon différente. Madame est là pour montrer à monsieur qu'il ne se permet pas assez de petits plaisirs. Elle adopte le comportement  que lui devrais avoir plus souvent. Monsieur agit d'une façon permettant à madame de comparer son comportement au sien. Monsieur est présent dans sa vie pour lui montrer qu'une partie d'elle veut économiser mais qu'elle ne s'en donne pas le droit car, selon elle, le fait d'économiser serait synonyme d'avouer son insécurité.

Les deux ont intérêt à se donner le droit d'être comme l'autre. En faisant le miroir, ils arriveront à trouver leur juste milieu, c'est-à-dire que les deux feront tantôt des achats, tantôt des économies.

Une relation de couple est bénéfique quand chacun utilise l'autre pour grandir plutôt que de l'accuser et vouloir le changer. Trop souvent celui du couple qui veut économiser critique l'autre et essaie de le changer, alors que la personne qui dépense trop répète à son conjoint: " Vis ton moment présent et cesse donc de penser à nos vieux jours; on pourrait mourir tous les deux demain." Les deus s'inventent toutes sortes de raisons pour essayer de convaincre l'autre que leur manière de se comporter est la meilleure.

Pour faire le miroir, tu peux te servir de la façon dont les gens se comportent avec toi. Par exemple, t'arrive-t-il parfois de désirer quelque chose et que lorsque tu en discutes avec ton conjoint, il tente de te convaincre de changer d'idée en semant le doute en toi? T'arrive-t-il de ne pas vouloir partager tes désirs ou tes buts à une autre personne de peur que cette dernière te décourage?

Si plusieurs personnes essaient de te décourager, il est temps que tu réalises qu'elles sont tout simplement le reflet de ce qui se passe en toi. Elles veulent ainsi te montrer (inconsciemment) qu'une partie de toi doute, a peur et tente de te décourager. Lorsque tu cherches à ignorer une partie de toi, elle continue à prendre de l'ampleur sans que tu en sois conscient. D'où l'importance de devenir conscient de toutes les parties qui t'habitent de façon à justement leur faire face pour les "remettre à leur place" et pour qu'elles cessent de te diriger.

Ta façon de voir les autres témoingne également de ce qui se passe en toi. Si tu t'aperçois qu'avec les années, la nature te semble de plus en plus belle et les gens de plus en plus beaux, si tu es porté à t'arrêter davantage à la beauté qu'à la laideur autour de toi, c'est signe que tu te vois également de cette façon. Il n'y a rien de bien ou de mal dans tout ce que tu perçois en toi et chez les autres; il s'agit tout simplement de constater les choses.

Tout ce que tu expérimentes a pour but de t'aider à devenir conscient de toi-même sans te juger.

Tu peux aussi tu connaître davantage en faisant le miroir avec ce que tu admires chez les autres. Lorsque, par exemple, tu admires un trait de caractère chez quelqu'un, c'est qu'en réalité tu ne crois pas avoir cette capacité car tu ne crois pas pouvoir être ce que tu admires. Si tu admires quelqu'un pour sa douceur ou pour son organisation, ou encore pour sa bonne écoute, c'est signe que tu possèdes déjà cette douceur, ce sens de l'organisation ou cette bonne écoute.

Si tu te réfères à l'enseignement de Jésus voulant que ce que tu vois chez l'autre est toujours plus marqué chez toi, n'est t-il pas agréable de réaliser que ce que tu admires chez l'autre est déjà en toi et même plus? Donc si tu admires la douceur d'une personne, c'est que tu es encore plus doux qu'elle. En lisant ces lignes, tu penses sûrement: "Comment est-ce possible? Si j'étais vraiment une personne douce et que j'aimais la douceur, pourquoi ne le suis-je pas dans mon quotidien?"

C'est une peur qui t'empêche d'accepter ta douceur, tout comme celle-ci t'empêche d'accepter ce que tu qualifies de défaut. N'est-il pas étrange qu'une personne ne croit pas être empreinte de belles qualités? Pourquoi as-tu décidé de ne pas être ce que tu veux être?

Alors, si tu admires la douceur de quelqu'un d'autre, pose-toi la question: "Que pourrait-il m'arriver de désagréable si je me laissais aller à être plus doux?" Si aucune réponse ne vient, tu peux aller plus loin en te demandant: "Qui ai-je connu dans le passé qui m'apparaissait très doux? Est-il arrivé quelque chose de désagréable à cette personne à cause de sa douceur?" ou "Qu'est-ce qui pourrait arriver de désagréable aux gens qui sont très doux?" Ces questions t'aideront à faire surgir la peur qui t'habite. Tu crois peut-être que les gens très doux font profiter d'eux. Si tu nourris cette croyance mentale, tu as alors peur de faire profiter de toi en démontrant ta douceur.

N'est-ce pas intéressant de constater les différentes peurs qui nous habitent? Je te suggère de procéder ici de la même façon qu'avec les comportements qui te dérangent. Si tu ne crois pas avoir telle qualité, vérifie avec les personnes qui te connaissent bien et demande-leur ce qu'elles voient en toi. Tu seras surpris de les entendre te dire qu'elles admirent aussi cette partie de toi, cette qualité en toi que tu refuses de voir. Tu désires être ainsi mais tu as peur de le devenir. C'est pourquoi tu attribues à cette qualité un autre nom. Par exemple, une personne douce qui se voyait plutôt comme patiente fut surprise d'entendre ses amis lui dire qu'ils l'avaient toujours considérée douce.

Si la peur est forte, il est possible que tu te forces à être le contraire de ce que tu admires ce qui occasionne des tensions intérieures dues au contrôle qu'exige une telle attitude. Comme tu le constates, utiliser les personnes autour de toi comme tes miroirs t'aide énormément à devenir conscient de plusieurs peurs et croyances qui t'habitent et qui bloquent la magnifestation de tes désirs. C'est toi qui souffres en bout de ligne car ce sont tes désirs qui ne sont pas magnifestés.

L'Univers nous aide sans cesse, par toutes sortes de moyens, pour nous amener à vivre dans l'harmonie, l'abondance, l'amour, le bonheur, la paix et la santé. Si nous ne comprenons pas d'une façon, l'Univers nous fait parvenir le même message d'une autre façon. Par exemple, ressentir des malaises dans ton corps physique ou connaître la maladie constitue un des moyens utilisés pour t'aider à devenir conscient qu'une croyance mentale bloque ton désir depuis déjà longtemps. Tu peux le considérer comme un cadeau!

Pour utiliser la méthode du miroir efficacement, il est important que tes observations au sujet de ce qui te dérange ou de ce que tu admires se situent au niveau d'une attitude et non au niveau physique.

Si une personne qui mange la bouche ouverte, qui fume ou qui parle fort te dérange, ne tiens pas seulement compte de l'aspect physique. Pour découvrir l'attitude qui t'appartient, tu dois te poser la question: "Quand j'entends quelqu'un qui parle fort, qu'est-ce qui me dérange dans ce comportement?" Si la réponse est par exemple: "Ce qui me dérange est le fait qu'il se prend pour un autre", c'est précisément cet aspect de toi que tu dois analyser. Vérifie dans quelles circonstances il t'arrive de te prendre pour un autre.

Si ce comportement est tellement inacceptable que tu ne peux même pas te donner le droit de l'avoir, il se peut que tu éprouves plus de difficulté à t'accepter ainsi. Ta première réaction pourrait être: "Il ne m'arrive jamais d'être prétentieux." Je te suggère alors de demander aux gens qui te connaissent bien ou qui font partie de ton quotidien, de te dire s'il te perçoivent ainsi. Explique-leur que tu entreprends une démarche intérieure et que tu te poses des questions à ton sujet. Permets-leur de te dire la vérité et écoute bien leurs réponses. Elles ne feront peut-être pas ton affaire et tu seras probablement surpris des exemples cités à ton égard par lesquels ils concidèrent que tu adoptes un comportement prétentieux. Les réponses te surprendrons car dans ton schème de pensée, cette attitude n'est pas l'attitude de quelqu'un qui se prend pour un autre.

Cependant, il est important de savoir et de te rappeler selon les lois de l'amour, tu n'as pas le droit de retourner le miroir vers une autre personne.

Chaque personne doit utiliser la technique du miroir de la façon qu'elle le veut et quand elle le veut, mais pour elle-même seulement et jamais pour les autres.

Lorsque quelqu'un te critique, tu n'as pas le droit de lui tourner le miroir en lui disant: "J'ai appris que lorsqu'on critique, c'est parce qu'on est ce qu'on critique. Est-ce possible que ce que tu vois en moi t'appartienne?" Bien qu'il puisse en être ainsi, retourner l'appareil de cette façon est le meilleur moyen à prendre pour perdre tes amis et ruiner tes relations. Aucun être humain n'a le droit de prendre sur lui la responsabilité d'en faire évoluer un autre. L'évolution est personnelle et privilégiée à tout un chacun.

Le moyen le plus efficace à prendre pour aider les gens autour de toi à faire le miroir et à se regarder à travers toi, est celui de donner l'exemple. Quand tu auras dit plusieurs fois à ton conjoint, tes enfants ou tes amis: "Je veux simplement dire que l'autre jour, je t'ai jugé quand tu as agis de telle façon. Grâce à ton comportement, j'ai réussi à voir quelque chose en moi que je n'avais pas vu auparavant. Je me suis rendu compte que ce que je jugeais en toi est une façon d'agir que je ne me permettais pas d'adopter. Ca m'a beaucoup aidé."

Tes interlocuteurs seront tellement touchés par cette humilité et par ta capacité de t'ouvrir à eux de la sorte qu'ils ne se sentiront pas jugés ou critiqués. Ils vont tout simplement constater l'exemple d'une personne qui entreprend une démarche intérieure et cela leur donnera le goût de suivre ton exemple, contrairement à une situation où tu les forcerais à agir ainsi.

Plus tu deviendras familier avec la notion du miroir, plus son utilisation en sera facile, voire même automatique. Il ne s'agit pas d'en faire une obsession, mais plutôt de décider d'utiliser tout ce que tu peux autour de toi pour mieux te connaître et prendre la vie comme elle vient. Tu seras sûrement surpris, même après plusieurs années d'utilisation de cette méthode, d'entrer en contact avec plusieurs aspects de toi dont tu ignorais l'existence jusqu' alors.

Notre DIEU intérieur prend contamment les dispositions qui s'imposent pour que nous fassions notre cheminement à notre rythme et de la façon la plus appropriée pour nous. Rien ne nous oblige à tout faire d'un seul coup.

L'objectif principal de cette méthode est surtout de t'aider à t'accepter tel que tu es et non pas de te critiquer davantage.

Malheureusement, en devenant conscientes de différents aspects d'elle-même, plusieurs personnes se disent: "Mon Dieu, j'ai plus de cheminement à faire que je ne le croyais. Je m'aperçois que je suis menteuse, orgeuilleuse, impatiente, bref, tout ce que je critique chez les autres. J'ai du travail à faire!"

Si tu réagis de la sorte, il est préférable que tu n'utilises pas cette méthode. Cette réaction indique que tu juges et que tu n'acceptes toujours pas ce comportement. Je te suggère d'utiliser l'approche du miroir seulement si tu arrives à dire: "Je viens de découvrir qu'une partie de moi vit souvent de l'imptaience, mais lorsque je suis impatient, les raisons qui motivent ce comportement sont bonnes. C'est souvent parce que je désire que la vie progresse plus rapidement. Ce moyen n'est peut-être pas le meilleur pour moi mais, à tout le moins, je découvre un aspect de moi que je peux mettre à profit."

Le seul fait de te donner le droit d'être ainsi, de voir le bon côté de ton impatience et de l'accepter, t'aide à accepter les autres qui agissent ainsi. Dès lors, cette attitude commencera à se transformer. Ne t'en veux surtout pas de ne pas l'avoir constater avant. De toute façon, de vouloir tout régler d'un seul coup est illogique et au-delà du possible.

En devenant spécialiste de la technique miroir, tu pourras l'utiliser dans tout les domaines de ta vie. En regardant ta façon de t'habiller, de marcher, de conduire ton auto, de décorer ta maison, pose-toi la question suivante: "Qu'est-ce que j'apprend à mon sujet?", tu découvriras des aspects non connus de toi.

Par exemple, si tu conduit une auto trop rapidement et qu'un policier te donne une contravention pour excès de vitesse, tu découvriras peut-être qu'à ce moment précis, tu désirais aller trop vite dans ta vie et que certains dangers te guettaient. Tu reçois ainsi un avertissement à l'effet qu'il te serait plus bénéfique de ralentir la cadence dans ta façon de diriger ta vie. En utilisant cette technique, au lieu d'en vouloir au policier de t'avoir donné une contravention, tu le remercieras intérieurement car tu auras compris un message par l'intermédiaire de cet incident, désagréable à prime abord.

Tu peux agir de la même façon lorsque tu te blesses. Tu peux alors te dire: "Je me suis bléssé au niveau physique, alors serais-je en train de me faire du mal intérieurement? Pourquoi vouloir m'infliger une blessure? Pour me punir de quelque chose? De quoi pourrais-je bien m'accuser ou me sentir coupable?" En te posant ces questions au moment de l'accident, tu seras surpris des réponses que tu obtiendras.

Cette réaction n'est-elle pas préférable à celle qui consiste à se taper sur la tête et à t'en vouloir en te disant: "Comme je suis idiot, ou maladroit! Quand vais-je apprendre à mieux travailler?" Quelle est l'utilité d'une telle dévalorisation? En faisant le rapprochement entre un accident et l'un de tes comportement intérieur, tu augmentes la probabilité d'un dénouement harmonieux et calme.

Parvenir à ne plus juger ni condamner fait partie de notre raison d'être ici.

La plupart des gens croient qu'ils atteindront la perfection sur la Terre lorsqu'ils pourront tout faire, dire et penser selon la notion de perfection humaine. Au contraire! Nous l'atteindrons quand nous serons en mesure de nous donner le droit d'être tel que nous sommes et de vivre toute expérience sans la juger. Alors ne l'oublie pas! Lorsqu'une expérience ne t'as pas apporté le résultat escompté, tu dois simplement reconnaître que ce genre d'expérience n'est pas ce qu'il y a de mieux pour toi. Il s'agit alors de prendre la décision de ne plus la revivre et de regarder, sans t'accuser de quoi que ce soit, quels éléments de cette expérience sont à ne pas répéter et lesquels sont à ajouter pour obtenir un résultat différent du précédent.


Dans les Evangiles, on peut observer que Jésus en venait à constater que certains étaient des voleurs, des menteurs, etc. Il les voyait et les reconnaissait ainsi, non pas parce que lui aussi agissait en voleur ou en menteur, mais bien parce qu'il acceptait ces comportements. Il s'aimait et aimait les autres de façon inconditionnelle. Plus tu feras usage de cette approche, plus tu développeras de la compasion envers toi et envers les autres. Lorsque tu observeras un comportement et que ça ne viendra plus te chercher, c'est signe que tu acceptes cette partie en toi.

Si tu n'aimes pas être en compagnie d'une personne qui se plaît à détruire la réputation des autres et qui est incapable d'être heureuse dans la vie, tu peux choisir de t'en éloigner tout en constatant sa souffrance. Tu ne la juge pas, tu ne fais que constater que sa souffrance actuelle est telle qu'elle n'est pas capable d'être heureuse. Ta décision, ton choix, de ne plus être en sa présence ne découle pas nécessairement d'un jugement ou d'une condamnation de ta part.

Lorsque tu réussiras à vivre ces étapes dans l'acceptation totale, tu te sentiras énergisé et en harmonie. Tu auras l'impression d'avoir reçu un beau cadeau!


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